| Titre : | Une sorte de vie |
| Auteurs : | GREENE GRAHAM, Auteur |
| Type de document : | texte imprimé |
| Mention d'édition : | 1ʳᵉ édition |
| Editeur : | paris. [FRANCE] : Editions LAFFONT ROBERT, 1971 |
| Format : | 219p / Couverture : brochée / 18cm |
| Langues: | Français |
| Langues originales: | Français |
| Index. décimale : | 823.91 |
| Mots-clés: | AUTOBIOGRAPHIE ; MÉMOIRES ; ÉCRIVAINS ANGLAIS ; GRAHAM GREENE ; ENFANCE ; JEUNESSE |
| Résumé : |
Il s’agit réellement d’une autobiographie, de la prime jeunesse jusque vers les 27 ans de Graham Greene. Mais, davantage qu’une autobiographie purement factuelle, Graham Greene certainement marqué par l’analyse qu’il pratiquât quotidiennement pendant six mois à l’âge de 17 ans, procède d’une manière similaire : ses souvenirs remplaçant les rêves et étant mis à nu pour qu’il comprenne lui-même, ou nous fasse comprendre, comment il est devenu l’homme qu’il fût, l’écrivain qu’il fût. C’est d’une très sérieuse introspection dont il s’agit. Graham Greene va loin dans les détails, même ceux qui ne seraient pas en sa faveur. A cet égard, autant qu’une autobiographie, c’est le processus de naissance d’un écrivain.
Enormément de données dans ces 218 pages. Certaines ressortent évidemment davantage que d’autres. Une toute première jeunesse plutôt heureuse, avec un père directeur d’une « Public School ». Très vite le goût de la lecture. Première cassure dans sa vie lorsqu’à quatorze ans il devient pensionnaire, bizarrement dans le collège de sa ville. Il le vit réellement très mal, se sentant à l’écart des autres élèves et hors du paradis perdu, le cocon familial, pourtant si proche. Un premier élément déterminant alors : le seul ami qu’il a et en qui il a confiance le « trahit ». Oh, pas une bien grosse trahison : il prend le parti du reste des élèves contre lui alors qu’il était son seul soutien, mais ceci restera manifestement gravé dans le « matériau Graham Greene », d’où ces multiples références aux trahisons dans nombre de trames de ses romans. Autre évènement marquant dans l’élaboration de sa personnalité : sa psychanalyse de six mois entre 16 et 17 ans. Six mois de tranquillité hors de l’internat abhorré, en résidence chez son analyste à Londres, qui lui forgera cette habitude de l’analyse, de l’introspection ainsi que l’habitude d’écrire. La fin de cette analyse et la perspective du retour à l’ordinaire le conduira, apparemment à plusieurs reprises, à pratiquer la roulette russe avec le revolver de son frère sur lequel il a mis la main ! Un autre tournant encore, très jeune, 19 – 20 ans, un premier contact avec le monde trouble du renseignement puisqu’en 1924, en partie pour le goût de l’action et voyant là un bon moyen de se faire payer des voyages en Allemagne, il propose en quelque sorte ses services à l’Allemagne ! Un dernier évènement notable – et non le moindre – celui de sa conversion à la foi catholique. Il n’en fait réellement pas un fromage et présente la chose davantage comme un moyen de comprendre la religion de la femme qu’il va épouser. C’est en 1926, il n’a alors que 22 ans. Voici ce qu’il en dit incidemment dans ce qui serait la dernière partie de son autobiographie (« Les chemins de l’évasion ») parlant de sa « conversion au goût de la vie », après être passé tout près de la mort au Libéria : «J’avais fait au cours de la nuit une découverte qui m’intéressait. J’avais découvert en moi un amour passionné pour la vie. J’avais toujours pensé, comme une chose très simple et qui allait de soi, que la mort était désirable. Cela m’apparut donc à l’époque comme une importante découverte ; c’était la première conversion dont je faisais l’expérience. (Je n’avais pas été converti à une foi religieuse. J’avais été persuadé, à l’aide d’arguments précis, de la probabilité de ses symboles.) Si l’expérience n’avait pas eu pour moi cette nouveauté, elle m’aurait paru moins importante. J’aurais su que les conversions ne durent pas, ou que si elles durent, elles ne sont plus à la fin qu’un petit dépôt, tout au fond de l’esprit. » Sa conversion serait surtout le fruit de ses discussions avec le Père Trollope qui le convainc essentiellement de l’existence de Dieu, d’un Dieu. De là à adopter la foi catholique pour être cohérent avec Vivien, sa future femme … De ses œuvres, il parlera de son premier succès, « L’homme et lui-même », qu’il qualifie de faux départ puisque les œuvres suivantes connaîtront l’insuccès et l’amèneront, outre « à bouffer de la vache enragée », à revoir sa conception de l’écriture. Il explique très bien la genèse de tous ces errements et pour qui aime Graham Greene c’est un véritable plaisir ! |
Exemplaires (1)
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| 2605 | FR823.91-01/01 | Livre | Bibliothèque faculté LLSHS | اللغة الفرنسية | Libre accès Disponible |



